Groupes d'établissements de soins : de l'état des lieux aux stratégies des vétérinaires indépendants pour y faire face

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Exercice

La consolidation ou « corporatisation » du secteur vétérinaire désigne le regroupement des établissements de soins au sein de groupes privés. Ce phénomène existe depuis plus de vingt-cinq ans aux Etats-Unis, vingt ans au Royaume-Uni mais moins de dix ans dans le reste du monde. Il s'est fortement accéléré au cours des cinq dernières années. Quatre articles publiés dans La Dépêche Technique, supplément mensuel de La Dépêche Vétérinaire, font le point sur ce phénomène.

>> Bilan du phénomène (cliquer sur le lien) (accès libre)

La France a longtemps fait figure d'exception en Europe, du fait de sa réglementation qui limite le développement des groupes. On y trouve aujourd'hui majoritairement des groupes français, dont le plus important possède 46 cliniques et emploie quelque 140 vétérinaires. Malgré tout, en 2018, deux des quatre groupes européens, Anicura et IVC Evidensia, se sont introduits sur le marché français où ils restent aujourd'hui débutants. Cette exception peut être en partie attribuée aux trois limites réglementaires à la consolidation des cliniques qui ont, jusqu'à aujourd'hui, réussi à contenir le phénomène.

>> Typologie des groupes d'établissements de soins (cliquer sur le lien) (accès libre)

Il serait tentant de considérer que le monde des établissements de soins vétérinaires se divise en deux groupes homogènes : celui des vétérinaires indépendants et celui des groupes qui se développent dans le cadre d'une consolidation. Pourtant, tout comme il existe une grande diversité d'entreprises vétérinaires indépendantes, il existe aussi plusieurs types de groupes. Les critères financiers et les choix stratégiques permettent d'établir une typologie des groupes, utile pour mieux comprendre leurs objectifs, leurs cinétiques de développement et leurs modes de fonctionnement.

>> Pourquoi les groupes valorisent-ils les entreprises vétérinaires beaucoup plus cher que les usages professionnels ? (cliquer sur le lien) (accès libre)

Les groupes de cliniques vétérinaires se développent de manière continue, avec une accélération ces dernières années en Europe. Cette croissance repose essentiellement sur des acquisitions d'établissements de soins, elles-mêmes favorisées par la capacité de ces groupes à payer plus cher que les usages professionnels. Parfois beaucoup plus cher. Comment cela est-il possible ? La seule hypothèse crédible est que ces investisseurs sont convaincus que l'on peut accroître rapidement et assez facilement la profitabilité des cliniques vétérinaires acquises.

>> Stratégies possibles pour des vétérinaires indépendants face au développement des groupes (cliquer sur le lien) (accès réservé aux abonnés)

Aujourd'hui, plus que jamais, les vétérinaires ont le choix entre différentes stratégies. Le développement des groupes ne conduit certainement pas à un appauvrissement du choix (par exemple en concluant qu'il n'y aurait d'autres options que de vendre à un groupe), mais bien à son élargissement, la cession représentant une option supplémentaire. Si les associés d'une clinique vétérinaire ont décidé de ne pas vendre, il leur est parfaitement possible de choisir de se développer de manière indépendante, face ou à côté de groupes.

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